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Rebecca Guay, illustratrice

Née et élévée Dans Le nord du Massachusetts, Rebecca Guay un you can sa Carrière DANS L’illustration en 1992 L’Après Avoir obtenu fils diplôme à l’Institut Pratt. Elle a Travaillé Beaucoup Dans La bande dessinée et peinte fils œuvre est également remarquée.
Elle Apprécie particuliérement les travaux préparatoires d’Edmund Dulac, Arthur Rackham et NC Wyeth AINSI citent Alphonse Mucha et source de Rose O’Neil Comme d’inspiration.

Elle vit à Amherst, Dans Le Massachusetts, fils de mari, l’illustrateur Matthew Mitchell, et Leur fille.
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HADES & PERSEPHONE.. Rebecca Guay

Wizard of Earthsea original illustration by Rebecca Guay

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 » Le Véritable signe d’intelligence, ce n’est pas la connaissance, mais l’imagination » Albert Einstein

Idylles du Roi – Enide –

De Sir Alfred Tennyson, Les Idylles du roi , est constitué d’un ensemble de textes romantiques autour de quatre personnages féminins de la légende arthurienne : Énide, Viviane, Élaine, Guenièvre.

Enide est fille de Licoranz et de Tarsenesyde, originaire de Laluth. Erec l’épouse après avoir remporté le challenge de l’épervier et s’être présenté comme le champion de la jeune femme.

Après le mariage, elle reproche à Erec sa paresse. Une série d’aventures où la parole avisée d’Enide fait merveille conduit le couple vers la consécration d’un couronnement à Noël.

Voir ici: LE ROMAN COURTOIS DE CHRÉTIEN DE TROYES -1/4- EREC ET ENIDE

A noter que : Enide signifie  »blanc lumineux » et désigne une fée ( une dame blanche)

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Illustrations de George Wooliscroft Rhead, & Louis Rhead,

Tirées des  »Idylls of the King » de Tennyson – 1898 –

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« Le Mariage de Geraint »

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« Geraint et Enide »

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La légende de Lady Godiva

Lady Godiva ( ou Godgyfu en saxon) est la très belle épouse de Léofric (968-1057), comte de Mercie et seigneur de Coventry. Elle est aussi une héroïne de la culture anglo-saxonne…

Son mari, pour financer ses guerres, harcèle violemment ses sujets et les couvre de taxes ; et Lady Godiva – sensible aux conditions difficiles d’existence des habitants de Coventry- régulièrement plaide auprès de son époux, une réduction des impôts. A chaque fois, près de l’oreiller, Léofric promet de supprimer des taxes ; mais ensuite le besoin d’argent se fait sentir … Par ailleurs, si lady Godiva est fort belle, elle est aussi fort prude ; et malgré la vigueur de son mari, elle refuse de se montrer entièrement déshabillée, la dame ne se livre que dans l’obscurité …

lady Godiva Edmund Leighton dépeint point de décision (1892)

Ce jour là, Léofric, exaspéré, fait comprendre à sa femme qu’il ne réduirait les impôts qu’à la condition, qu’elle-même traverse – nue à cheval – la ville de Conventry. Il pense qu’ainsi, lady Godiva ne l’ennuiera plus jamais avec cette question de taxes …

Après une longue réflexion, Godiva accepte le défi.

out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation
Lady_Godiva - Alfred Joseph Woolmer out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation

La dame demande alors aux habitants de rester chez eux lors de son passage, pour que personne ne puisse la voir nue. L’annonce à la population ajoute que toute personne qui enfreindrait cette règle serait durement puni… Il n’est pas précisé si la punition serait divine, ou séculière …

Sir Edwin Landseer - La prière de Lady Godiva, 1865
Sir Edwin Landseer – La prière de Lady Godiva, 1865
Godiva Preparing to Ride through Coventry exhibited 1833 George Jones 1786-1869 Presented by Robert Vernon 1847 http://www.tate.org.uk/art/work/N00390
Godiva Preparing to Ride through Coventry exhibited 1833 George Jones 1786-1869 Presented by Robert Vernon 1847

Ainsi, vêtue uniquement de ses longs cheveux, qui cachent sa poitrine, lady Godiva passe à dos de cheval, accompagné d’une servante.

Lady Godiva, huile sur toile de Jules Lefebvre, 1890, 620 x 390 cm, Musée de Picardie, Amiens
Lady Godiva, huile sur toile de Jules Lefebvre, 1890, 620 x 390 cm, Musée de Picardie, Amiens
William Holmes Sullivan - Lady Godiva, 1877
William Holmes Sullivan – Lady Godiva, 1877

On dit que seul un tailleur, du nom de  »Peeping Tom » a osé transgresser cette règle. Effectivement, le malheur s’est abattu sur lui… Il devint aveugle pour le restant de ses jours. C’est de là que vient l’expression anglaise « Peeping Tom », que nous connaissons sous l’expression « voyeur ».

On dit aussi, que le Conte lui aussi, a regardé ( enfin) sa femme nue… On ne sait quel malheur l’a frappé… Peut-être s’en est-il expliqué avec son épouse… Il tint parole, et l’on sait – documents historiques à l’appui, que le roi Édouard 1er (XIIIe ) lui-même, a pu vérifier dans les annales de Coventry, que l’impôt n’a plus été perçu à partir de 1057.

Une forme plus ancienne de cette histoire raconte la traversée du marché de Coventry par Godiva, alors que le peuple était rassemblé, surveillée seulement par deux cavalières (vêtues). Cette version est narrée dans Flores Historiarum de Roger de Wendover (mort en 1236)

Lady Godiva, tableau d'Adam van Noort, 1586
Lady Godiva, tableau d’Adam van Noort, 1586

En 1586 : le peintre Adam van Noort a représenté l’épisode et a montré Léofric en train de regarder sa femme par la fenêtre…

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La légende de Lady Godiva donne lieu chaque année depuis 1678 à un festival annuel au cours duquel une jeune femme personnifiant la jeune comtesse parcourt sur un cheval blanc les rues de la ville de Coventry. La seule condition, absolue, est d’avoir des cheveux longs et dorés.Godiva_statue_Broadgate_Oct_2011 petit

 

 

Une statue représentant Lady Godiva à également été élevée près de la place du marché de Coventry afin de rappeler l’événement.

« Le Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde  » illustré par G Tenggren -1/2-

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Gustaf tenggren King Arthur - 5

Gustaf tenggren King Arthur and the Knights of the round Table - 5

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Gustaf Adolf Tenggren ( 1896 – 1970) était un illustrateur américano-suédois. Influencé par le style d’Arthur Rackham et dès 1917, il publie ses premières illustrations de contes de fées.

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En 1920, il rejoint Cleveland aux États-Unis et en 1936, Tenggren déménage en Californie et est engagé par Walt Disney comme directeur artistique.

Il quitte le studio en 1939, et poursuit sa carrière d’illustrateur avec 28 ouvrages publiés entre 1942 et 1962 par Golden Books, dont « Le Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde  » avec un texte écrit par Emma Gelders Sterne.

Il n’est jamais revenu en Suède, Gustaf Tenggren mort en 1970 à Dogfish Head dans Southport, Maine.

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Le Graal – Les lieux où il est passé, et où il s’est perdu… ? -3/ –

Jérusalem

Une des sources les plus anciennes inhérentes à la recherche du Graal et de sa position, parle d’un calice argenté à deux manches qui était gardé dans un reliquaire d’une chapelle près de Jérusalem, entre la basilique du Golgotha et le Martyre.

Dessin de la basilique du Saint-Sépulcre au VIIe siècle - De Sanctis locis
Dessin de la basilique du Saint-Sépulcre au VIIe siècle – De Sanctis locis

Cette nouvelle est transmise par une source en relation avec le pèlerin et évêque du nom de Arkulf de Périgueux( en Gaule, ou en Allemagne selon d’autres sources …) qui vécut au VIIe siècle – à la recherche de reliques et qui affirme avoir vu et touché le calice Sacré, près d’une petite église à Jérusalem entre les deux basiliques… ! .C’est aussi le seul témoignage qui place le Graal en Terre Sainte. Sa mémoire est préservée par un écrit d’Adamnana, abbé du monastère de Hy sur l’île de Iona  »histoires de l’évêque Arkulfa « (De locisSanctis), qui reprend son récit de plusieurs mois de pèlerinage et qui a eu lieu entre les années 660 ou 679 et 687. Ses descriptions fournissent de nombreux détails sur le fonctionnement de l’ancienne Église et de l’architecture religieuse, en Terre Sainte, et en particulier de Jérusalem. Arkulf décrit également la relique de la Sainte Croix de Constantinople …

Que vit en réalité Arkulf ? Le Suaire, le Saint Graal ? Ou peut-être vit-il un autre objet, un objet qui au fil du temps à changé plusieurs fois de nom et d’aspect ?

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De Constantinople à Troyes

Garnier de Traignel
Garnier de Traignel

Le Graal ( ou sa copie …) aurait été conservée à Constantinople ! C’est du moins ce qu’affirme une source du XIIIe siècle, et plus exactement le roman de « Titurel le jeune ».

Le Saint-Calice aurait été volé de l’église du Boucoleon durant la quatrième croisade et porté de Constantinople à Troyes par Garnier de Trainel, dixième évêque de Troyes, en 1204.

Lors de la quatrième croisade, les croisés firent main basse sur les trésors (reliques et pierreries) de Contantinople. Garnier de Trainel, que la mort attendait en cette ville, acquit un grand nombre de reliques et ses chapelains ramenèrent avec eux une part considérable de ce trésor dans laquelle on trouvait un morceau considérable de la vraie Croix, du sang du Christ, mais aussi le chef de saint Philippe, le bras de saint Jacques le Majeur ou le corps entier de sainte Hélène vierge. (Mentionné dans les inventaires des églises de Troyes).

Caliz de los Patriarcas,Constantinopla Siglo X-XI Tesoro de San Marcos -Venecia
Caliz de los Patriarcas,Constantinopla Siglo X-XI Tesoro de San Marcos -Venecia

Le vase de la Cène était, assurément, le plus précieux des trésors.

En 1429, le Chapitre fait l’inventaire de s

on Trésor, dont le vase de la Cène : «  c’est un grand plat d’argent, dont le fond est fait d’un vase qui a servi à Notre-Seigneur.  »

En 1611, le chanoine Camusat dans un inventaire du Trésor de la cathédrale, donne une description détaillée du vase de la Cène :  » il est en porphyre vert et noir, en forme de bassin rond, garni d’argent, au milieu duquel il y a un crucifix d’argent doré, aux coings des croisons y a 5 émeraudes fines« .

The Attarouthi Treasure - Chalice 7th century,Byzantine Made in Attarouthi,Syria silver and gilt
The Attarouthi Treasure – Chalice 7th century,Byzantine Made in Attarouthi,Syria silver and gilt

En 1637, Des Guerrois rappelle que Garnier de Trainel a envoyé un fort beau vase de jaspe, entouré d’un bord d’argent sur lequel il y a 4 vers grecs qui sont gravés en lettres majuscules : «  Autrefois, ce plat servait à Notre-seigneur, quand il mangea avec ses bien-aimés apôtres. Maintenant il sert aux saintes Particules (c’est-à-dire les Hosties consacrées) de notre même Seigneur, ce que témoigne ce don si artistement orné.  »

Un inventaire de la Cathédrale de 1700, ajoute que ce vase «  a servi à la Cène de Notre-Seigneur, les lettres grecques qui sont autour le disent ainsi.  »

Calice de Kremsmünster offert par le Duc Tassilon. Cuivre fondu et doré, plaques d'argent. Vers 770 ; 22,5 cm de haut, 15,7 cm de diamètre. Abbaye bénédictine de Kremsmünster
Calice de Kremsmünster offert par le Duc Tassilon. Cuivre fondu et doré, plaques d’argent. Vers 770 ; 22,5 cm de haut, 15,7 cm de diamètre. Abbaye bénédictine de Kremsmünster

Un chanoine raconte après le terrible incendie de 1700, qu’il y a à la cathédrale «  un bassin assez grand, qui a servi à la Cène, lorsque Notre-Seigneur mangea avec ses Apôtres la veille de sa Passion, sur le bord duquel on lit 4 vers qui en font foi.  »

En 1709, des bénédictins venus à Troyes, constatent l’existence de notre précieuse relique «  dont Notre-Seigneur se servit à la Cène lorsqu’il lava les pied à ses disciples, dans le fond duquel on voit un beau vert émeraude, et autour on lit 4 vers grecs qui prouvent son antiquité. Ce vase de porphyre, ou de quelque autre pierre plus précieuse, en forme de petit bassin, a un pied et demi environ de diamètre, y compris un bord d’argent qui en augmente la circonférence. Le fond est enrichi d’une croix d’or ou d’argent doré, fixé çà la circonférence par ses quatre extrémités. Le bord d’argent est chargé de 4 iambes grecs en lettres capitales, gravées en relief. Le caractère de ces lettres, maigre et allongé, est assez semblable à celui des lettres capitales que l’on voit dans quelques manuscrits du temps de Charlemagne.  »

Gold Goblet with Personifications of Cyprus, Rome, Constantinople, and Alexandria c700. Byzantine or Avar
Gold Goblet with Personifications of Cyprus, Rome, Constantinople, and Alexandria c700. Byzantine or Avar

Courtalon-Delaistre, curé de Sainte-Savine écrit :  » On voit dans le Trésor de la Cathédrale, un plat de jaspe avec un cercle d’argent large d’environ 3 pouces, autour duquel on lit 4 vers grecs, par lesquels on assure que ce plat servit à Jésus-Christ dans la dernière Cène qu’il fit avec ses apôtres, lorsqu’il institua l’Eucharistie.  »

  Il en reste le témoignage dans les verrières exécutées sous Nicolas de Brie (verrière 10, la seconde à droite du chœur).

En janvier 1794 tous les reliquaires et reliques furent livrés aux flammes révolutionnaires !

Gold Chalice, Europe 5th-10th century
Gold Chalice, Europe 5th-10th century

Dans ce cas également le doute exprimé en ce qui concerne l’objet décrit par Arkulf devient légitime, car Constantinople était justement célèbre parce qu’elle gardait la Couronne d’Épines, le Suaire et même la Croix du Christ, amenée dans la ville par l’Empereur Bizantin Héraclius en 629. Encore une fois il est légitime de se demander: Quels sont les mots employés à cette époque pour désigner le Graal ?