Archives pour la catégorie Lieux

La légende de la mort d’Arthur à la Fosse-Arthour ( Normandie) -2/2-

Moyen-age révé ChâteauxCependant, un matin, l’aurore naissait à peine, brillant à l’horizon et promettant un beau jour, Arthur quittait la Reine. Son retour devait être prochain. Déjà il franchissait la vallée, quand un bruit inusité se fait entendre. Bientôt ce grondement approche et devient plus sensible. Le Roi écoute et s’arrête : il reste interdit. Son épouse, qui du seuil de la grotte, l’a suivi des yeux, porte alors ses regards vers la forêt d’où s’échappe cet étrange vacarme.

C’est un torrent qui mugit. Il renverse bois, rochers, obstacles de toute nature, entraînant tout sans sa course vertigineuse, et rapide comme l’éclair qui sillonne la nue, prompt comme la pensée, il arrive au pied de la montage, pour y envelopper le royal Arthur de son onde intelligente et vengeresse. Le prince se débat en vain contre les étreintes de la mort : le torrent impétueux engloutit sa victime dans sa colère, ne laissant derrière lui qu’un faible tourbillon presqu’aussitôt dissipé.

arthur détail Mort

Témoin de cette agonie si soudaine, muette de désespoir, la Reine ne voit et n’entend que le gouffre qui crie vers elle. La voix de son époux semble l’invoquer.

« Tu m’appelles, s’écrie-t-elle, Arthur ! Ici, je serai seule et désolée ; là-bas nous serons ensemble !… Onde bruyante, que tes flots soient doux à l’épouse qui cherche son époux !… Arthur, je te suis ; ouvre tes bras … me voilà ! »La Fosse-Arthour 2

Et, du haut des rochers, dans un mouvement rapide, elle s’élance avec précipitation dans l’abîme.

On la voit, comme une candide colombe atteinte d’un fer meurtrier, tomber dans la fosse bouillonnante ; les eaux s’agitent avec force et un lugubre murmure semble sortir de leur sein. Les deux époux s’unissaient pour l’éternité.

Le Génie de ces lieux solitaires apparut en ce moment sur un roc renversé, au bord du précipice, tombeau royal des deux héros. Un immense voile de deuil aux longs plis flottants, se déroulait jusqu’à ses pieds ; une larme même tomba de ses yeux, car sa vengeance avait été cruelle. Il étendit lentement la main vers l’eau qui frémissait encore : « Torrent, dit-il d’une voix pleine d’émotion, torrent, tu mugiras toujours : pleure jusqu’à la fin des siècles, pleure de ta grande voix ceux qui viennent de mourir … Redis sans cesse et répète à tous leur déplorable destinée. »

En aval de la Fosse-Arthour

Et pour jamais le Génie disparut de ce ravin désolé.

On affirme qu’autrefois, deux corbeaux, aussi blancs que des cygnes, venaient planer lentement et mélancoliquement chaque jour au dessus du gouffre, tombeau des deux amants. Leur aire était établi dans un creux du rocher, et les laboureurs les respectaient, car ils protégeaient les moissons des champs d’alentour contre les oiseaux du ciel.

Un soir, ils prirent leur volée vers l’horizon lointain, disparurent, et depuis nul ne les a revus. On raconte encore qu’au bon vieux temps, celui qui ne pouvait suffire à ses labours, allait demander aide sur le bord de la fosse-Arthour, en ayant soin d’y déposer une piécette blanche.

Le lendemain matin, il voyait sortir de l’eau deux taureaux noirs qu’il emmenait, et qui se montraient infatigables au travail durant la journée toute entière. Il fallait les ramener au bord de la fosse à la tombée de la nuit, et ne pas oublier de leur attacher une botte de foin entre les cornes. Arrivés au bord de l’eau ils prenaient leur élan, et plongeant, regagnaient leur humide demeure.

Sources : Jules LECOEUR – Esquisse du Bocage Normand -1887-

Une autre  »histoire » soutient qu’il ne s’agit pas du Roi Arthur, qui serait concerné mais du sage Merlin :viviane enserre Merlin

« Viviane, fée de la forêt de Brocéliande, en Petite Bretagne, projetait de séquestrer son ami Merlin dans une prison immatérielle afin de lui soutirer le reste de ses connaissances magiques. D’abord méfiant, Merlin s’éloigne en Grande-Bretagne, mais finalement, fait ses adieux au roi Arthur et regagne Brocéliande sans idée de retour. Entre-temps, le cœur de Viviane s’est ouvert à un jeune soupirant, et un complot s’est tramé. La fée attirera Merlin dans une chambre secrète, formée de rochers de la forêt. A l’intérieur se trouve la tombe de deux amants inséparables dont Merlin avait jadis appris à Viviane la tragique histoire. Lorsque pour satisfaire la curiosité de sa mie merlin soulève la lourde dalle, l’indigne demoiselle et son complice le précipitent dessous. Un Chevalier de la Table Ronde, le roi Baudemagus, perçoit encore ses cris au bout de quatre jours. » Si l’on suit le texte de Wace et si l’on prend en compte les ressemblances de noms, Merlin est bien l’occupant de la Fosse-Arthour.

Sources: Cité par Jean-Charles Payen, et Jeanine Rouch (patrimoine normand), et Patrick Dacquay…

La légende de la mort d’Arthur à la Fosse-Arthour ( Normandie) -1/2-

Une eau tumultueuse, un chaos de rochers tout proches, et la forêt : voici réunis les trois éléments qui ont suscité l’imaginaire des populations anciennes. Nous sommes à la fosse-Arthour, site est classé espace naturel sensible par le conseil général de l’Orne bien qu’il soit situé à cheval sur le département de l’Orne et de la Manche.La Fosse-Arthour

La Normandie armoricaine, de souche celte est un pays de légendes : les fées, le diable, les géants ont toujours hanté les sources et les nombreux mégalithes de la région. Les Normands du Passais ont revendiqué le passage du fameux roi Arthur sur ces terres ; terres où, au VIe siè­cle, situées près de la marche de Gaule, elles étaient sous le contrôle des Bretons.

La fosse est une gorge de 70 m de profondeur. Au fond, coule la Sonce, rivière qui se jette dans l’Egrenne. Ses eaux tourbillonnantes ont formé le gouffre après avoir dévalé les blocs de pierre. Autrefois, ici, il y eut beaucoup de noyés … La baignade y est désormais interdite.Légende de la Fosse Arthour

Selon la légende, Arthur et sa reine se sont noyés dans ce gouffre. La croyance anglo-saxonne raconte que le Roi Arthur ne serait pas mort à la suite de blessures reçues dans un dernier combat mais gardé par neuf fées, dont Morgane, dans l’île d’Avalon. La tradition normande veut, au contraire, qu’il soit enseveli dans les profondeurs de la Fosse Arthour.

Ici, la montagne semble avoir été coupée en deux crêtes distinctes, pour livrer passage aux eaux, et les deux rives surplombent le ravin. Si vous gravissez le rocher ; à une hauteur prodigieuse, après une périlleuse ascension, pendant laquelle le pied peut glisser à chaque pas et vous précipiter dans l’abîme, vous arrivez à une grotte, assez vaste, taillée dans le roc, et qui présente un large orifice aux chauds rayons du soleil, près d’un chêne dont l’ombrage les tempère en les faisant aimer. Sa forme est triangulaire. Elle possède une issue secrète qu’Arthur, dit la légende, savait bien découvrir, car cette grotte était la Chambre de la Reine. En face, sur le flanc de l’autre coteau, dominant une hauteur qu’on ne peut mesurer sans éprouver un sentiment d’effroi et de vertige, étroite et crevassée, est la Chambre du Roi.

Le gouffre dans lequel le roi Arthur et sa reine se seraient noyés.

Arthur passa quelque temps au fond de ce réduit. Mais la fatalité, qui à cette époque reculée pesait surtout sur les héros, avait enchaîné ses désirs. Il ne pouvait visiter son épouse que lorsque le soleil dorait les sommets de la montagne de ses derniers rayons. Ainsi l’avait voulu le puissant Génie qui le protégeait : la Fée qui avait fait naître dans ce noble cœur ces douces pensées d’amour, après y avoir calmé l’ardeur des combats et l’enthousiasme de la gloire.

Guenievre et lancelotLe frein était trop lourd pour sa brûlante passion : Arthur transporta dans son amour le feu qui l’animait à la tête de ses armées. Impatient des obstacles, il osa les dédaigner. Plusieurs fois il descendit durant le jour de sa retraite inaccessible, et traversant le cours d’eau de la vallée, dont les ondes gazouillaient dans les pierres et venaient s’apaiser au milieu des roseaux et des glaïeuls en fleurs, il surprit sa bien-aimée qui gémissait dans l’attente…

Elle redouta d’abord les suites de cette désobéissance aux ordres du génie, mais comme l’habitude enlève la crainte, au bout de quelques jours, tous les deux à l’envi multipliaient ces douces entrevues et prolongeaient ces heureux rendez-vous.

Le Graal – 2/3 –

christleadsarmyLa relique du Graal, eut, un tel succès, que nous la retrouvons en divers endroits… Parmi les histoires les plus « sérieuses », retenons :

– Lors de la Quatrième croisade a lieu la prise de Constantinople, la ville aux nombreuses reliques : les croisés font main basse sur les trésors (reliques et pierreries) de Constantinople, butin remis entre les mains de l'évêque de Troyes, Garnier de Trainel, en 1204, dans lequel on trouve un morceau de la vraie Croix, du sang du Christ, et le Saint Calice de la Cène… Des témoins affirment qu'en 1610 le Graal était encore à Troyes, mais qu'il disparut durant la période de la Révolution Française.

Dans la cathédrale de Valence, le Saint Cáliz, le Saint Calice– Actuellement, Le Saint Calice, serait conservé la cathédrale de Valence en Espagne … Le Graal est récupéré par Saint Pierre, et de pape en pape jusqu’à Sixte II qui, sous la persécution de Valérien, est confié en 258 à son diacre Laurent lequel la met en sécurité dans son village près de Huesca (Espagne). En 713 il est transporté par Audebert au monastère bénédictin de San Juan de la Pena qui se trouvera, un siècle plus tard, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle en Galice. En 1437, le roi Alphonse V d’Aragon remet à la cathédrale de Valencia le calice de pierre (fabriqué entre le IVe s. av. J.-C. et l’an 1), taillé dans une agate verte, sur support d’or et socle d’onyx, portant l’inscription « La Florissante » en arabe, qui est placé sous la garde de la Confrérie du Saint Calice de la Cène et enchâssé dans la chapelle du Saint Calice.

holy-grail (1)

Enfin, la légende arthurienne, selon Joseph de Boron : Joseph d'Arimathie transmet le Saint Calice à son beau-frère (Hébron, ou Bron), époux de sa sœur (Enygeus), qui le transmet à son tour à son fils, Alain, qui le transporte aux Vaux d'Avaron, un endroit inconnu que certains interprètent comme étant l'île d'Avalon, elle-même identifiée à Glastonbury.

On a retrouvé la tombe du Roi Arthur.

En cette année 1191, l'Histoire rencontre la légende:

Giraud de Barri (chapelain du roi Henri II) , De principis instructione, vers 1193 témoigne :Peinture de la découverte des moines de la tombe du roi Arthur

« Or ce corps, dont la légende prétendait qu'il avait disparu dans un pays de rêve sans avoir été atteint par la mort, ce corps, après avoir été révélé par des signes presque miraculeux, a été retrouvé de nos jours à Glastonbury, entre deux pyramides de pierre élevées jadis dans le cimetière, gisant profondément en terre dans un tronc de chêne creusé et, solennellement transféré dans l'église, il y a été pieusement déposé dans un tombeau de marbre.

Reproduction de la croix tombe du roi_arthurUne croix de plomb placée sur une pierre, non pas à l'endroit (comme c’est notre usage), mais à l'envers (je l'ai vue et j'en ai touché l'inscription, taillée non pas en relief, mais en creux, et tournée du côté de la pierre, disait : "Ici gît l’illustre roi Arthur, enseveli avec Wenneveria, sa seconde femme, dans l’île d’Avallonie »

D’après le chroniqueur Giraldus Cambrensis, l’abbé, Henry de Sully, ordonne des fouilles, et découvre à une profondeur de 5 m un tronc creux de chêne qui contenait deux squelettes. Au-dessus, sous la pierre de couverture, se trouve une croix de plomb…

Ce serait à la demande du roi Henri II que l’on entreprend des recherches qui aboutissent en 1191, sous le règne de Richard Cœur de Lion, à la découverte des tombes d’Arthur et de Guenièvre par des moines de cette abbaye de Glastonbury.

arthurerfindung_07

Nous sommes dans le premier sanctuaire chrétien de Grande Bretagne, visité, selon la légende, par Joseph d’Arimathie et les Saints David & Patrick.

Dès le VII éme siècle, Glastonbury devient le siège d'une importante abbaye. On a bâti au sommet du Tor une église dédiée à Saint-Michel.

t94Déjà Arthur y serait venu délivrer Guenièvre, enlevée par Melwas, roi du Somerset, et retenue prisonnière dans la place forte du Tor.

Un dramatique incendie  a totalement embrasé l'abbaye en 1184, réduisant les bâtiments en cendres, abbatiale et cloître compris. Tout est à néant et le coût de la reconstruction s'annonce exorbitant.

La découverte des tombes du Roi Arthur et de la Reine Guenièvre dans le cimetière en 1191 se charge de donner un nouvel élan aux pèlerinages.

Ainsi, Glastonbury, transformé en sanctuaire de la royauté britannique, devient également la gardienne de la mémoire arthurienne.

Giraud de Barri identifie Glastonbury avec l’île d’Avallon. Située au Sud-Ouest de l’Angleterre, l’abbaye se trouvait sur un lieu marécageux, et aurait tiré son nom d’un ancien toponyme breton "Inis Avallon" signifiant "l’île aux pommes" ou de "Inis Gutrin" signifaint "l’île de verre". 

Retour de Bohort l'Essillié à Camelot où il raconte la quête du Graal au roi - Arthur interroge Gauvain sur les crimes qu'il a commis

D’autres rois vont plus tard entretenir cette légende :

– Le premier petit-fils d’Henri II et d‘Aliénor, né en 1187, il reçoit le nom d‘Arthur et est considéré comme l’héritier futur de la Bretagne jusqu’en 1203, date où il est assassiné. Quant à Richard Cœur de Lion, lors de la 3e croisade, il porte une épée que certains témoignages présentent comme "l‘épée d’Arthur, l’illustre roi breton des temps anciens, que les Bretons nomment Excalibur" [d’après Roger de Howden], épée qu’il offre au roi de Sicile Tancrède en échange de l’argent qui lui manque.

– Edouard 1er (1239-1307) visite l’abbaye en 1275… Il reçoit ce qui aurait été la « couronne » du Roi Arthur. En 1278, il ordonne l'ouverture du tombeau d'Arthur, et fait transférer les restes dans l'Eglise. Il célèbre son second mariage ( 1299) autour d'une table ronde : les convives, 'déguisés 'en chevaliers, recréent différents épisodes de la légende arthurienne.

la Table peinte, placée dans le Grand Hall du château de WinchesterSous le règne d’Henry VIII (1509-1547), la table fut ensuite peinte pour arborer en son centre la Rose des Tudors, ainsi qu’un portrait d’Henry VIII représenté en roi Arthur, entouré par 24 places portant le nom des 24 chevaliers de la Table Ronde (Parmi lesquels Galahad, Lancelot, Perceval, Pellinore, Kay, Dagonet, etc.). Cette table est actuellement placée dans le Grand Hall du château de Winchester   

– Edouard III (1312-1377) crée en 1344, un ordre de chevaliers très semblable à celui de la Table ronde. Il cherche à son tour – sans succès – la tombe de Joseph d’Arimathie.

Mythe et réalité se confondent désormais et la légende arthurienne est alors complètement assimilée par les rois d’Angleterre…  

Sur la route du Roi Arthur – 2/3 –

A Wilhelmsburg, se trouve les plus anciennes peintures murales ( ci-dessous ) profanes au nord des Alpes (1225/30) relatant un épisode de la saga athurienne, avec Iwein, chevalier de la table ronde. En 1227, c’est ici que la future Sainte Elisabeth de Thuringe se sépara du Landgrave Ludwig IV.

Iwein chevalier de la table ronde
Elisabeth de thuringe

frise article 2

Les mosaïques de la cathédrale de Santa Maria Annunziata de Otranto ( Italie ) couvrent le sol des trois nefs et sont l'œuvre de Monaco Pantaleon , exécuté par ordre de l' évêque de Otranto , entre 1163 et 1165 Il représente un arbre de vie, avec Adam et Eve chassés de l'Eden, en haut … Également représenté, à côté du zodiaque et d’Alexandre le grand, le Roi Arthur qui combat un un félin étrange une sorte de "loup-chat"…

mosaico cattedrale senza dopo restauro Arthur (clairement identifié  Rex Arturus) combattant un monstre, sur une mosaïque de l'église d'Otrante (Italie), milieu du XIIème siècle
 

Arthur (clairement identifié  Rex Arturus) combattant un monstre, 

sur une mosaïque de l'église d'Otrante (Italie), milieu du XIIème siècle

Sur la route du Roi Arthur – 1/3 –

Chateau de tintagel-banner
Arrivée d'Uterpandragon à Tintagel  et Conception d'Arthur
Arrivée d’Uterpandragon à Tintagel, et Conception d’Arthur.
En Cornouailles, à l’Ouest de la Grande Bretagne, sur la côte nord de cette péninsule, se visite les ruines du château de Tintagel. Dans cette forteresse, aurait été conçu et serait né Arthur: de sa mère Ygerne, duchesse de Cornouailles, et son père Uther Pendragon, Roi de Grande Bretagne.
Ce château en ruine a été construit par Richard de Cornouailles : seigneur des Cornouailles du XIIè siècle. Il voulait ainsi se rattacher de façon tangible à Arthur, le faisant son illustre ancêtre.
 
800px-Frank_William_Warwick_Topham_Voyage_of_King_Arthur_and_Morgan_Le_Fay_to_the_Isle_of_Avalon_1888L'île d'Avalon ou d'Avallon est, dans la littérature arthurienne, le lieu où est emmené le roi Arthur après sa dernière bataille à Camlann. C'est aussi, selon certaines sources, l'endroit où fut forgée l'épée d'Arthur, Excalibur. C'est enfin l'île où vivait supposément la fée Morgane.
Dans Erec et Enide, Chrétien de Troyes situe l'île dans l'actuelle Cornouaille continentale. La localisation d'Avallon à Glastonbury, dans le Somerset, à la fin du XIIe siècle est certainement due à la volonté des moines de cette abbaye d'appâter les pèlerins et de s'attirer les bonnes grâces du roi Richard Cœur de Lion en accaparant la renommée du désormais célèbre roi breton.
Great_Hall_Winchester table ronde
A Winchester, dans le grand hall de ce qui reste du château, est accrochée au mur : La table Ronde… Elle date du XIème siècle, à l’époque où la monarchie anglaise redécouvre le mythe arthurien qui parle du retour d’un grand roi pour unifier le pays et le porter vers un nouvel âge d’or. Le décor peint actuel, remonte à Henri VIII, qui est représenté dans le personnage d'Arthur. Au centre, la double rose Tudor, symbole d’Henri VIII, rassemblant la rose rouge des Lancastre (dont il est héritier par son père) et la rose blanche des York (dont il est héritier par sa mère).
 
Glastonbury Tor est une colline située à Glastonbury, dans le comté du Somerset, en Angleterre. Le « Tor » est associé au nom d'Avallon et est identifié au Roi Arthur depuis le récit de Giraud de Barri sur la prétendue découverte en 1191 de deux cercueils sur lesquels on pouvait clairement lire les noms du Roi Arthur et celui de la Reine Guenièvre. En 1278 les os furent déplacés dans une tombe en marbre au coeur de l’abbaye.

Ruines de l’abbaye de GlastonburyLa construction l'abbaye commence au VIIe siècle… Petit à petit au cours des siècles elle se verra agrandir jusqu’en 1541 où elle fut détruite par le roi Henry VIII. Certains pensent que l’abbaye serait encore plus ancienne et daterait du premier siècle et que Joseph d’Arimathie en serait à l’origine… Là, il aurait dissimulé le Graal en l’ensevelissant juste au dessous du Tor de Glastonbury à l’entrée du monde souterrain.