Archives pour la catégorie Femmes

Les Femmes dans la Légende Arthurienne

Laudine's RingDans la société arthurienne, la femme correspond à l’image fantasmée de l’idéal courtois, c’est le cas de la reine Guenièvre… Cependant, la plupart des femmes de la légende sont très éloignées de l’image lisse et épurée de l’héroïne courtoise : la fée Morgane, la dame du Lac, Laudine ou encore la servante Lunette sont des femmes puissantes, intelligentes et actives. Souvent dotées de pouvoirs magiques, elles interviennent dans l’ombre, prennent des décisions et sont maîtresses de leur destin…sandrinegestin-MORGANE-peinture-plat-1

L’héroïne courtoise est souvent une demoiselle en détresse… A l’opposé, pourtant, Morgane représente la femme de l’  »ancien monde » païen, mais elle ne connaît aucune relation amoureuse heureuse et – pareillement – Viviane, la dame du Lac entretient avec Merlin une relation d’égal à égal qui échappe complètement aux codes de la courtoisie. Ces femmes sont de plus en plus marginales et restent loin de la société des hommes dont elles ne respectent pas les règles.

  • Ygraine est la mère biologique d’Arthur, qu’elle conçoit avec Uther qui a pris l’apparence de Gorlois( l’époux d’Ygraine)  grâce à l’enchantement de Merlin, en lui promettant de lui donner son enfant (Arthur)…Uther et Ygraine' du roi Arthur et ses chevaliers illustrés par Frank Godwin

Et, Ygraine est aussi mère de Viviane, Élaine, Morgane et Morgause avec son mari, le duc de Cornouailles, Gorlois de Tintagel, et involontairement la mère d’Arthur avec Uther Pendragon (sous l’enchantement de Merlin)

  • Guenièvre est donc l’un des personnages de la légende arthurienne qui a le plus évolué au fil des siècles. Elle passe de la femme-fée mystérieuse des premiers temps, pour devenir la femme qui trompant le Roi Arthur avec Lancelot, provoque la chute du royaume…

GuenièvreLa reine Guenièvre est l’un des personnages récurrents de la légende du roi Arthur, c’est à dire qu’elle est présente aux côtés du roi dans tous les récits de la Table Ronde. Mais c’est surtout dans le roman de Chrétien de Troyes intitulé Lancelot, le Chevalier de la Charrette qu’elle a un rôle important. Dans ce livre, Guenièvre se fait enlever par un seigneur félon nommé Méléagant. Ce dernier l’emmène dans son royaume, une contrée étrange et très difficile d’accès où se produisent parfois des phénomènes étranges. Lancelot se lance bien entendu à sa recherche, mais pour la délivrer, il devra accomplir un véritable parcours initiatique fait de sacrifices et d’épreuves. Parmi ces épreuves, on peut citer notamment le fameux trajet en charrette, source d’une terrible humiliation pour un chevalier, et la traversée du pont de l’épée, la tranchante frontière qui sépare le royaume de Logre du royaume de Méléagant.

  • Avalon Camelot King Arthur Viviane, the Lady of the Lake - Illustrator Zephir ElphViviane a des relations avec Merlin, dont elle sera même la maîtresse, et qui lui enseigne la magie. On l’appelle « fée Viviane » ou « la Dame du Lac ». Elle transmet son savoir à Morgane et emporte Lancelot du Lac avec elle au plus profond du vaste lac lorsqu’il est encore bébé, à la mort du père de Lancelot, Ban de Bénoïc.
  • Morgause est la mère de Mordred avec Arthur. C’est la femme de Lot d’Orcanie et la mère de Gauvain, Gareth (Gaheriet), Gaheris (Guerrehet), Agravain et de Mordred avec Arthur, envoyée par Morgane. Elle élève Mordred dans la haine de son père, le roi Arthur.
  • Morgane devient fée après sa grande sœur Viviane. La fée Morgane est souvent considérée comme une fée maléfique, au contraire de son rôle dans le roman Les Brumes d’Avalon de Marion Zimmer Bradley. Elle est la maîtresse d’Accolon et ennemie de son demi-frère Arthur. Elle aurait d’abord été avec son demi-frère Arthur puis son ennemie. Elle fait se battre Accolon avec Arthur. Elle fait une copie d’Excalibur qui appartient à Arthur, donne l’original à Accolon et la copie à Arthur, mais c’est Accolon qui est tué. Avec le roi Urien, elle a Yvain. Si c’est elle qui est la mère de Mordred avec son demi-frère Arthur, Yvain est le demi-frère aîné de Mordred.

La reine Élaine est l’épouse du roi Ban de Bénoïc, mère de Lancelot, grand-mère de Galahad, sœur d’Evaine qui est la femme du frère de son mari.

Ci-dessous, des exemples d’articles – parmi nombreux autres sur ce site – sur le thème des  » Femmes dans la légende arthurienne  »… Chaque article, peut vous conduire à d’autres articles, pour le prolonger… Bonne Quête… !

frise épée sword fond blanc 600

Femmes et le Roi Arthur | La Quête du Graal

Guenièvre: la femme convoitée – 1/3 – | La Quête du Graal

La dame, le chevalier et l’amour courtois. -1/2- | La Quête du …

Idylles du Roi – Viviane – | La Quête du Graal

La Dame du lac | La Quête du Graal

Morrigan | La Quête du Graal

Morgane | La Quête du Graal

Elaine | La Quête du Graal

Idylles du Roi – Enide –

De Sir Alfred Tennyson, Les Idylles du roi , est constitué d’un ensemble de textes romantiques autour de quatre personnages féminins de la légende arthurienne : Énide, Viviane, Élaine, Guenièvre.

Enide est fille de Licoranz et de Tarsenesyde, originaire de Laluth. Erec l’épouse après avoir remporté le challenge de l’épervier et s’être présenté comme le champion de la jeune femme.

Après le mariage, elle reproche à Erec sa paresse. Une série d’aventures où la parole avisée d’Enide fait merveille conduit le couple vers la consécration d’un couronnement à Noël.

Voir ici: LE ROMAN COURTOIS DE CHRÉTIEN DE TROYES -1/4- EREC ET ENIDE

A noter que : Enide signifie  »blanc lumineux » et désigne une fée ( une dame blanche)

*****

Illustrations de George Wooliscroft Rhead, & Louis Rhead,

Tirées des  »Idylls of the King » de Tennyson – 1898 –

image13

« Le Mariage de Geraint »

image14

image15

image16

image17

image18

« Geraint et Enide »

image19

image20

image21

image22

image23

image24

Elaine, ou la dame de Shalott

Selon les auteurs, Elaine d’Astolat, peut aussi s’appeler la Dame de Shalott, ou la Demoiselle d’Escalot.

shalott 7
John Williams Waterhouse « I am half-sick of shadows » said the Lady of Shalott (« Comme je suis lasse des ombres » dit la Dame de Shalott)

Dans l’un des poèmes les plus populaires de Tennyson (1) , et que les préraphaélites ont aimé représenté, Elaine, fille de Bernard d’Astolat, est la belle damoiselle qui aime Lancelot d’un amour non partagé. D’après la légende, Elaine ne peut pas regarder directement le monde extérieur, elle regarde par le truchement d’un miroir et tisse ce qu’elle y voit sur une tapisserie, qui va plus tard lui servir de linceul. La malédiction de la dame de Shalott, tient à ce qu’elle préfère fuir la vérité, au travers d’un miroir qui modifie la réalité : elle admire un Camelot idéalisé, où siège un Lancelot qui lui préfère Guenièvre… Quand, finalement, elle regarde le vrai Lancelot par la fenêtre : elle n’a plus qu’à subir la malédiction, et se laisse périr de langueur…

shalott egley
William Maw Egley ( 1826 – 1916) était un artiste britannique de l’époque victorienne.

Dans la Queste del Saint Graal ( Vulgate ) apparaît le personnage de Galaad, fils de Lancelot.

Brickdale, Eleanor Fortescue Elaine

Eleanor Fortescue Brickdale

Anglais  1871-1945

Elaine est la fille de Pellès, le Roi Pêcheur, gardien du Saint Graal. Lorsque Lancelot arrive au château du Graal, il est victime d’un enchantement qui lui fait croire qu’Elaine est Guenièvre. Ils conçoivent Galaad durant la nuit. 

Dans le « Mort Artu » (Lancelot-Graal -1230-), Elaine tente de convaincre Lancelot, par la ruse, de porter ses couleurs au tournoi, et elle lui déclare hardiment sa flamme. Elle y est dépeinte comme une femme volontaire et obstinée, ce qui rend le récit très favorable à Lancelot, qui a su trouver la force de résister à ses charmes et à ses avances.

frise celte

Sir Lancelot and Elaine lancelot et Elaine 15
Elaine The Fair (c. 1911), illustrating Tennyson’s Idylls of the King - William Ladd Taylor Elaine de Astolat Lancelot donne son bouclier à Elaine
Lancelot et Elaine_Eleanor Fortescue Brickdale Arthur A. Dixon Sir Lancelot gives his Shield into Elaine's keeping

frise celte

Brickdale, Eleanor Fortescue Elaine avec le bouclier de Lancelot
Brickdale 

Dans le « Morte d’Arthur » (Malory (1470)) , Lancelot est conscient de l’amour que lui porte Elaine, et il la suit dans sa chambre pour la réconforter. Là, il se refuse toujours à lui rendre son amour, mais il accepte de porter ses couleurs au tournoi pour ne pas plus l’affliger.

Elaine d’Astolat, connue comme la Dame de Shalott, aime d’un amour sans retour … Elle meurt de chagrin et son corps est envoyé vers Camelot dans un bateau, avec une fleur de lys blanc et une lettre qu’elle a écrite avant sa mort.

frise article 2Elaine Floats Down to Camelot by Briton Riviere

Elaine floats down to Camelot  by  Briton Riviere

Au 19e siècle, Lord Alfred Tennyson écrit un célèbre poème «La Dame de Shalott»

Voici la fin de la lettre que Tennyson fait lire au roi Arthur.

Très-noble seigneur, Sire Lancelot du Lac,
Moi qu’on appelait quelquefois la vierge d’Astolat,
Je viens ici, car vous m’avez quittée sans prendre congé de moi ;
Je viens ici afin de prendre pour la dernière fois congé de vous.
Je vous aimais, et mon amour n’a point eu de retour.
C’est pourquoi mon fidèle amour a été ma mort.
C’est pourquoi, devant notre dame Guenièvre
Et devant toutes les autres dames, je fais ma plainte.
Priez pour mon âme et accordez-moi la sépulture.
Prie pour mon âme, Toi aussi, sire Lancelot,
Car Tu es un chevalier sans égal.

(1) Alfred Tennyson, baron ( – ), est l’un des poètes britanniques les plus célèbres de l’époque victorienne. L’un des plus célèbres ouvrages de Tennyson est Les Idylles du Roi (1885), une série de poèmes narratifs basés entièrement sur le Roi Arthur et la Légende arthurienne et influencés, dans ses thèmes, par les premiers récits de Sir Thomas Malory sur ce roi légendaire.

Elaine John Atkinson Grimshaw Huile sur toile, 1877

Elaine par John Atkinson Grimshaw Huile sur toile, 1877

Idylles du Roi – Viviane –

« Idylles du Roi »; Illustrations de George Wooliscroft Rhead, & Louis Rhead. Tirées des  »Idylls of the King » de Tennyson – 1898 –

Œuvre majeure du poète victorien Sir Alfred Tennyson, Les Idylles du roi est constitué d’un ensemble de textes romantiques autour de quatre personnages féminins de la légende arthurienne : Énide, Viviane, Élaine, Guenièvre.

Quatre femmes, quatre personnalités et quatre destins…

A travers les histoires légendaires de ces femmes – qui se croisent et se décroisent – personnages de l’univers arthurien, Tennyson évoquent pour nous un monde révolu, mais encore prégnant, où l’amour courtois était le lien qui unissait chevaliers et dames au coeur des cours médiévales.

Sophie Busson - La rencontre de Merlin et de Vivianne
Sophie Busson – La rencontre de Merlin et de Vivianne

Si les personnages secondaires s’appellent ici Arthur, Lancelot, Merlin ou Mordred, les lieux de l’action demeurent ceux qui ont enchanté des dizaines de générations de lecteurs : Brocéliande, Camaalot ou Avalon.

« Merlin et Vivien ( Viviane) « 

Viviane et Merlin 2
Viviane et Merlin – Gaston Bussiere (French, 1862-1929)

Merlin a succombé, lui aussi. La séduction du vieillard est la page la plus hardie des Idylles. Ce grand sujet n’a été traité jusqu’ici qu’en farce grossière ou en photographie libidineuse. Goethe, avant de jeter Marguerite dans les bras de Faust, rend la jeunesse au docteur. Le chaste Tennyson a osé nous montrer Viviane, en robe collante de satin blanc, assise sur les genoux de Merlin, et plongeant ses bras roses dans la barbe neigeuse de l’enchanteur. Cette fois, Faust a gardé ses quatre-vingts ans, et Méphisto est entré dans le corps de Marguerite.Idylls Of The King merlin et Viviane

Tantôt Viviane est une femme du monde buvant les paroles d’un professeur célèbre, tantôt une fille entretenue caressant « son vieux. » Ne croyez pas que Merlin cède à un vulgaire accès de sensualité. Viviane est son élève, son sujet, son monstre favori. Il la connaît si bien ! Il se croit si sûr de la dominer ! Il éprouve pour elle des alternatives de dégoût et de complaisance ; et c’est au moment où il vient de déchiffrer sa perversité qu’il devient sa victime.

viviane enserre MerlinElle obtient de lui, sans les comprendre, les paroles magiques, et le premier usage qu’elle fait de cette puissance est de transformer en une léthargie éternelle le sommeil dans lequel est tombé le vieillard, après son ivresse passagère. Légère, triomphante, elle s’échappe en murmurant : « L’imbécile ! » Et l’écho du bois répète, après elle : « Imbécile ! » Lorsque l’homme a vaincu la femme, il l’oublie ; lorsque la femme a vaincu l’homme, elle le méprise.

Extrait de la Revue des Deux Mondes tome 71, 1885. Ecrit par
Auguste Filon, sur Lord Tennyson

La légende de Lady Godiva

Lady Godiva ( ou Godgyfu en saxon) est la très belle épouse de Léofric (968-1057), comte de Mercie et seigneur de Coventry. Elle est aussi une héroïne de la culture anglo-saxonne…

Son mari, pour financer ses guerres, harcèle violemment ses sujets et les couvre de taxes ; et Lady Godiva – sensible aux conditions difficiles d’existence des habitants de Coventry- régulièrement plaide auprès de son époux, une réduction des impôts. A chaque fois, près de l’oreiller, Léofric promet de supprimer des taxes ; mais ensuite le besoin d’argent se fait sentir … Par ailleurs, si lady Godiva est fort belle, elle est aussi fort prude ; et malgré la vigueur de son mari, elle refuse de se montrer entièrement déshabillée, la dame ne se livre que dans l’obscurité …

lady Godiva Edmund Leighton dépeint point de décision (1892)

Ce jour là, Léofric, exaspéré, fait comprendre à sa femme qu’il ne réduirait les impôts qu’à la condition, qu’elle-même traverse – nue à cheval – la ville de Conventry. Il pense qu’ainsi, lady Godiva ne l’ennuiera plus jamais avec cette question de taxes …

Après une longue réflexion, Godiva accepte le défi.

out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation
Lady_Godiva - Alfred Joseph Woolmer out of; (c) Herbert Art Gallery & Museum; Supplied by The Public Catalogue Foundation

La dame demande alors aux habitants de rester chez eux lors de son passage, pour que personne ne puisse la voir nue. L’annonce à la population ajoute que toute personne qui enfreindrait cette règle serait durement puni… Il n’est pas précisé si la punition serait divine, ou séculière …

Sir Edwin Landseer - La prière de Lady Godiva, 1865
Sir Edwin Landseer – La prière de Lady Godiva, 1865
Godiva Preparing to Ride through Coventry exhibited 1833 George Jones 1786-1869 Presented by Robert Vernon 1847 http://www.tate.org.uk/art/work/N00390
Godiva Preparing to Ride through Coventry exhibited 1833 George Jones 1786-1869 Presented by Robert Vernon 1847

Ainsi, vêtue uniquement de ses longs cheveux, qui cachent sa poitrine, lady Godiva passe à dos de cheval, accompagné d’une servante.

Lady Godiva, huile sur toile de Jules Lefebvre, 1890, 620 x 390 cm, Musée de Picardie, Amiens
Lady Godiva, huile sur toile de Jules Lefebvre, 1890, 620 x 390 cm, Musée de Picardie, Amiens
William Holmes Sullivan - Lady Godiva, 1877
William Holmes Sullivan – Lady Godiva, 1877

On dit que seul un tailleur, du nom de  »Peeping Tom » a osé transgresser cette règle. Effectivement, le malheur s’est abattu sur lui… Il devint aveugle pour le restant de ses jours. C’est de là que vient l’expression anglaise « Peeping Tom », que nous connaissons sous l’expression « voyeur ».

On dit aussi, que le Conte lui aussi, a regardé ( enfin) sa femme nue… On ne sait quel malheur l’a frappé… Peut-être s’en est-il expliqué avec son épouse… Il tint parole, et l’on sait – documents historiques à l’appui, que le roi Édouard 1er (XIIIe ) lui-même, a pu vérifier dans les annales de Coventry, que l’impôt n’a plus été perçu à partir de 1057.

Une forme plus ancienne de cette histoire raconte la traversée du marché de Coventry par Godiva, alors que le peuple était rassemblé, surveillée seulement par deux cavalières (vêtues). Cette version est narrée dans Flores Historiarum de Roger de Wendover (mort en 1236)

Lady Godiva, tableau d'Adam van Noort, 1586
Lady Godiva, tableau d’Adam van Noort, 1586

En 1586 : le peintre Adam van Noort a représenté l’épisode et a montré Léofric en train de regarder sa femme par la fenêtre…

godiva-modern Lady_Godiva_Jedburgh_Festival_2011
Lady-Godiva Affiche lady Godiva_1955_American_film_star_M

La légende de Lady Godiva donne lieu chaque année depuis 1678 à un festival annuel au cours duquel une jeune femme personnifiant la jeune comtesse parcourt sur un cheval blanc les rues de la ville de Coventry. La seule condition, absolue, est d’avoir des cheveux longs et dorés.Godiva_statue_Broadgate_Oct_2011 petit

 

 

Une statue représentant Lady Godiva à également été élevée près de la place du marché de Coventry afin de rappeler l’événement.

Gauvain et la demoiselle à la mule

La Demoiselle à la mule (ou La mule sans frein) est un récit en vers attribué à Païen de Maisières. Il a été écrit entre la fin du XII°s et le début du XIII°s.Tarsot_-_Fabliaux_et_Contes_du_Moyen_Âge_1913-70 - La Mule sans frein 2

L’histoire en est la suivante: Une demoiselle, ayant perdu un frein à sa mule, vient demander de l’aide à la cour du roi Arthur. Gauvain va se charger d’aider cette dernière afin de lui rendre la joie qu’elle a perdu à cause de cet événement. La mule, privée de la partie essentielle de sa bride, va cependant amener Gauvain sur la trace de l’objet perdu. La quête va aboutir à la sœur de la demoiselle. Il va s’emparer du frein et le rendre à sa propriétaire, brisant ainsi un maléfice qui avait été jeté par la voleuse sur le Château Tournoyant.Tarsot_-_Fabliaux_et_Contes_du_Moyen_Âge_1913-66 - La Mule sans frein - 3

Il va sans dire que Gauvain aura à traverser de multiples épreuves; épreuves constituant un vrai kaléidoscope: elles se succèdent ainsi en cascade, dans un univers restreint (1200 octosyllabes environ) et créent ainsi une aventure énigmatique.

Le récit se veut parodique. En effet, les amours de Gauvain sont, là encore, tout comme dans Le Chevalier à l’épée, ou Hunbaut, portées en dérision.

Chevalier Cheval

Gauvain est « l’éternel célibataire » qui, ayant réussit une épreuve dont le prix devrait être l’obtention de la femme, par exemple ici : celui qui conquérait le frein de la mule, avait (l’amour de) la demoiselle), il s’arrange toujours pour que ce prix n’ait pas uneknight Sir Gawain dimension définitive.

Certains commentateurs notent que celui qui maîtrisera la mule, maîtrisera la demoiselle … Équivalents par métaphore ou par métonymie, cheval et femme sont, donc, échangeables !
Par ailleurs, on peut noter le contraste entre l’inconstance des amours de Gauvain et sa fidélité à son cheval Gringalet : il a une peur bleue de le perdre (voler son cheval c’est lui voler son cœur : Le conte du Graal, v.7102-03) et sa joie est immense lorsqu’il le récupère … Gauvain n’a pas de dame, mais il a un cheval : pas n’importe lequel, pas un cheval anonyme, mais le Gringalet.

Gauvain-le-chevalier-aux-demoiselles

Extrait : Je prends la traduction de Romaine Wolf-Bonvin :

Alors la jeune fille est arrivée. Devant la salle elle descend de sa monture. Gauvain se précipite à sa rencontre et nombreux parmi les autres chevaliers sont ceux qui courent vers elle, lui proposent leurs services et l’honorent tant et plus. Mais il semblait bien à la voir qu’elle n’avait pas envie de badiner car elle avait enduré bien des tourments. Le roi la mande et on la lui amène. Sitôt arrivée devant lui, elle le salue:Sir Gawaine finds the beautiful Lady
– Sire, dit-elle, vous le voyez, je suis fort irritée, et fort chagrine, et ainsi serai-je à tout jamais – et jamais je n’aurai de joie, tant qu’on ne m’aura pas rendu mon frein que par malveillance on m’enleva, ce qui m’a fait perdre toute ma joie. Je le récupérerais, je le sais bien, s’il y avait ici un chevalier assez audacieux pour s’affirmer résolu à en prendre la voie; et s’il voulait me le rendre, je serais toute à lui dès que j’aurais recouvré mon frein, sans débat ni contredit. Et moi, sur-le-champ et sans délai, je ferais tant par amour pour lui, que je lui donnerais ma mule pour le mener à un château très bien situé, puissant et beau, mais qu’il n’aura pas en toute quiétude.

Sir gawain 3

Gauvain est « l’éternel célibataire » qui, ayant réussit une épreuve dont le prix devrait être l’obtention de la femme, par exemple ici : celui qui conquérait le frein de la mule, avait (l’amour de) la demoiselle), il s’arrange toujours pour que ce prix n’ait pas une dimension définitive.

Certains commentateurs notent que celui qui maîtrisera la mule, maîtrisera la demoiselle … Équivalents par métaphore ou par métonymie, cheval et femme sont, donc, échangeables !

Par ailleurs, on peut noter le contraste entre l’inconstance des amours de Gauvain et sa fidélité à son cheval Gringalet : il a une peur bleue de le perdre (voler son cheval c’est lui voler son cœur : Le conte du Graal, v.7102-03) et sa joie est immense lorsqu’il le récupère … Gauvain n’a pas de dame, mais il a un cheval : pas n’importe lequel, pas un cheval anonyme, mais le Gringalet.

Le Mythe de la  » La Belle dame sans merci  »

La Belle Dame Sans Merci est devenue un mythe depuis le Moyen Âge, en particulier depuis le poème d’Alain Chartier écrit en 1424, qui a été notamment repris par le poète John Keats. Les peintres, en particuliers les Préraphaélites, se sont emparés de ce sujet avec délice, puisque les figures féminines fortes sont les sujets de presque toutes leurs oeuvres.

« I saw pale kings and princes too,

Pale warriors, death-pale were they all;

They cried—‘La Belle Dame sans Merci

Thee hath in thrall » de John Keats

(Les rois, les princes, les guerriers, tous pâles comme la mort lui crient : la belle dame sans merci te tient en esclavage.)

Ici la Belle Dame est située dans le contexte de l’amour courtois médiéval… Dans l’idéal, l’amour courtois fait l’apologie d’un amour chaste que le chevalier doit gagner auprès de la dame de son cœur. Pour cela, il est prêt à affronter maintes épreuves, jusqu’à ce que la belle… cède.

On retrouve évidemment ce thème dans la légende arthurienne, et les romans de chevalerie qui mette l’accent sur la conquête de la Dame, d’autres s’orientant plutôt vers un certain mysticisme (la quête du Graal et de la pureté). D’autres textes sont plus emprunts de folklorisme (les fées, lutins etc), ou de magie (fée Morgane, Merlin); au fur et à mesure la Belle Dame, celle pour qui se meurent d’amour les chevaliers, se transforme en une sorte de fée, qui vient toujours à la rencontre du cavalier errant, comme le ferait une Viviane ou Morgane.

Ainsi, cet homme plein de bravoure, découvre cette étrange femme dans des endroits toujours inappropriés – dans les bois, près de ruines, dans un château – et toujours au début ou à la fin d’une aventure…

 

Le chevalier rencontre toujours la fée dans les bois, passage d’ombre et des désirs refoulés par excellence.

Mais cette fée est « sans merci », repoussant sans cesse les avances du prétendant. On peut donc comprendre, au sens figuré, que lorsqu’il arrive dans les bois, atteignant alors presque son but, la Dame le repousse une dernière fois, l’assassinant par le même coup.

L’amour peut être meurtrier, et l’espoir, une fois vaincu, vient à bout de tous les héros. Il s’agit d’un retournement total de la matière courtoise. L’homme ne triomphe plus, il courbe l’échine devant le pouvoir féminin. 

Il s’agit d’un grand fantasme masculin. Les Salomé, Judith, Lilith et autres femmes castratrices ont toujours été à la fois attirantes et monstrueuses pour nombres d’artistes.

 

La belle dame sans merci.

Ah ! Cœur plus dur que le marbre noir

et qui ne laisse pas merci entrer,

cœur plus inflexible qu’un gros arbre,

que gagnez-vous à montrer tant de rigueur ?

Préférez-vous me voir vaincu,

mort devant vous, pour vous divertir,

plutôt qu’avec un peu de réconfort

imposer un répit à la mort qui m’abat ?

Vous pourrez bien guérir de votre mal ;

pour le mien, je vous en tiens quitte ;

je n’ai nullement envie que vous mourriez,

mais je me rendrai pas malade pour vous guérir !

Je ne veux pas, pour d’autres, nuire à mon cœur,

qu’ils crient, pleurent, rient ou chantent ;

mais, si je puis, je ferai en sorte

que ni vous ni d’autres ne puissent s’en vanter.

Alain Chartier.

Idylles du Roi – Guenièvre –

« Idylles du Roi »; Illustrations de George Wooliscroft Rhead, & Louis Rhead. Tirées des  »Idylls of the King » de Tennyson – 1898 –

Œuvre majeure du poète victorien Sir Alfred Tennyson, Les Idylles du roi est constitué d’un ensemble de textes romantiques autour de quatre personnages féminins de la légende arthurienne : Énide, Viviane, Élaine, Guenièvre.

Quatre femmes, quatre personnalités et quatre destins…

A travers les histoires légendaires de ces femmes – qui se croisent et se décroisent – personnages de l’univers arthurien, Tennyson évoquent pour nous un monde révolu, mais encore prégnant, où l’amour courtois était le lien qui unissait chevaliers et dames au coeur des cours médiévales.

image37

Si les personnages secondaires s’appellent ici Arthur, Lancelot, Merlin ou Mordred, les lieux de l’action demeurent ceux qui ont enchanté des dizaines de générations de lecteurs : Brocéliande, Camaalot ou Avalon.

image38

– Guenièvre –

Une douleur bien plus amère pour Arthur est la chute de Guenièvre et de Lancelot. Cette vieille histoire, qui a passé par tant de mains, d’Eschyle à Dumas fils, a rarement été traitée avec plus de vigueur et de franchise par un Anglais. A nos yeux, l’excuse de Guenièvre, c’est qu’elle a donné son cœur à Lancelot avant de donner sa main à Arthur. Mais elle ne cherche pas un instant à se justifier ; elle a le courage de l’adultère. Lorsque Lancelot, dans un de ces élans de repentir un peu niais auxquels certains hommes se laissent aller dans les entr’actes de la faute, lui rappelle les vertus de son mari, avec quelle ironie elle répond : « Arthur ! cet enfant vertueux, sans force pour dominer une femme ! .. Arthur, cette perfection vivante, ce roi sans défauts, ce soleil sans tache ! Mais est-ce qu’on peut regarder le soleil ? N’est-ce pas avoir tous les défauts que n’en avoir aucun ? Celui qui m’aime doit avoir en lui quelque élément terrestre… C’est à toi que j’appartiens, non à lui. » Elle veut que Lancelot gagne encore une fois le prix du tournoi. « Par ce baiser, dit-elle, tu vaincras ! »

image39

A ce moment, la destinée place sur le chemin de Lancelot cet amour vierge, sans lequel, suivant Arthur, il n’est point de vraie joie ni de réelle grandeur. C’est Élaine, si blanche et si pure qu’on l’a surnommée le Lys d’Astolat. « Le baiser d’un de ses frères suffit à colorer ses joues pâles. » Lancelot a « deux fois son âge et plus ; » une large cicatrice sillonne sa joue bronzée, et son visage, prématurément vieilli, porte la trace « de ce grand et coupable amour qu’il porte à la reine. » N’importe ! Elle l’aime, et pour jamais, dès qu’elle l’a aperçu. Les hommes du grand monde, qui ont vécu dans une atmosphère de passion élégante, ont une certaine manière mélancolique de regarder les jeunes filles, une certaine façon pénétrante de laisser tomber un compliment sans conséquence. Elaine est prise à cet attrait, n’étant, après tout, qu’une pensionnaire et une provinciale idéalisée par la poésie. Un moment elle s’abuse, parce que Lancelot, pour n’être pas reconnu, a porté ses couleurs dans le tournoi. Elle est enfin détrompée, et il ne lui reste plus qu’à exhaler sa vie dans un dernier chant.

Lancelot apporte à sa royale maîtresse le diamant inestimable, prix du tournoi. La reine le refuse et le pose froidement sur la table : « Ce diamant n’est pas pour moi, dit-elle ; il appartient à cette jeune fille sous les couleurs de laquelle vous avez combattu. » Puis, tout à coup, sous la reine offensée reparaît la femme jalouse. « Elle ne l’aura pas ! » crie-t-elle, et, en même temps, elle jette le diamant par la fenêtre ouverte. Au moment où il tombe dans la rivière, une barque y passe lentement, une barque tendue de noir, conduite par un vieillard muet, « semblable à ces rudes figures taillées dans le roc. » Sur les draperies sombres repose la vierge d’Astolat, vêtue de blanc et enveloppée de ses cheveux blonds. La mort l’a faite plus pâle, mais l’a laissée aussi belle. Dans la main droite elle tient un lis et dans la main gauche une lettre pour Lancelot. La morte vient dire adieu à celui qui s’est enfui sans prendre congé d’elle.

L’utopie chevaleresque touche à sa fin. Le paradis créé par Arthur se remplit de désordre ; les passions recommencent à ravager la terre, en même temps que les fauves sortent des bois. Pendant qu’Arthur est allé combattre les révoltés, Guenièvre et Lancelot ont résolu de se séparer. Mais ils ont voulu se voir une dernière fois. « La main dans la main, le regard rivé au regard, ils sont assis sur le bord de sa couche, bégayant, l’œil fixe : c’était leur dernière heure d’amour, leur adieu désespéré… » La trahison, sous les traits de Modred, épie cette suprême entrevue ; bientôt leur honte est publique. Quand Arthur revient, il est seul, et c’est la nuit. Aucune lumière n’éclaire la chambre nuptiale ; tout est silencieux, triste et mort. Le prince pousse du pied une ombre qui gémit, couchée sur le seuil : c’est Dagonet, le fou du roi. « Pourquoi pleures-tu ? — Je pleure, ô mon roi, parce que je ne te ferai plus jamais sourire ! »

image40

Guenièvre s’est réfugiée dans un couvent, où nul ne la connaît. Elle pleure, elle essaie de prier, songeant tantôt aux vertus d’Arthur et tantôt aux caresses de Lancelot, tandis qu’autour d’elle les nonnes babillent et se signent au nom de la reine adultère. Mais le roi a su la découvrir, il paraît dans la cellule, et elle tombe prosternée devant lui. Vient-il exécuter la sentence de mort que, dans le premier moment de désespoir, il a portée contre elle ? Vient-il, tout au moins, lui reprocher son crime et la maudire ? Non, il vient lui pardonner, avant de marcher à sa dernière bataille. Quoi qu’il arrive, il ne verra plus cette royale beauté, ces cheveux d’or, autrefois son orgueil, ces beaux cheveux, avec lesquels il aimait à jouer, « lorsque ne savait pas ! .. » Comment lui dire adieu ? Peut-il toucher ses lèvres ? Elles ne sont pas, elles n’ont jamais été à lui. Peut-il toucher sa main ? Mais cette main, c’est encore de la chair, et sa propre chair pourrait tressaillir à ce contact, car il l’aime encore ! Cet amour n’aura plus de satisfaction sur la terre ; mais pourquoi, dans une vie nouvelle, ne retrouverait-il pas sa Guenièvre, purifiée par le pardon divin ? « Oh ! je t’en prie, laisse-moi cette dernière espérance ! Et maintenant, il faut que je parte. J’entends, dans la nuit, la trompette qui sonne ; ils appellent leur roi… » Toujours muette, toujours couchée à ses pieds, la face contre terre, elle sent comme un souille errer sur son cou ; dans les ténèbres, au-dessus de sa tête courbée, elle sent des mains qui s’agitent pour bénir. Il est parti. Pâle, elle se dresse, elle écoute jusqu’à ce que le bruit des talons de fer se soit éteint dans l’éloignement.

Extrait de la Revue des Deux Mondes tome 71, 1885. Ecrit par
Auguste Filon, sur Lord Tennyson

image41image42 image43 image44 image45 image46 image47

Viviane : Iconographie

Viviane par : Julie Grenon-Morin 

Ph.D Student (Literary studies) at Université du Québec à Montréal

Transcript

  • 1. Viviane Liée à Merlin
  • 2. Table des matières
    • Manuscrits
    • Arts graphiques
    • Films
    • Autres
  • 3. 1. Manuscrits
  • 4. Arsenal 3479, fol. 1, Viviane élevant Lancelot Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :paris Siècle :15ème siècle Date :vers 1405 Artiste :maître.de.la.cité.des.dames (atelier)
  • 5. Français 110, fol. 159v, Merlin immobilisé par Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :france.nord Siècle :13ème-14ème siècle
  • 6. Français 110, fol. 164, Lancelot enlevé par Viviane
  • 7. Français 110, fol. 182, Lambegue et la suivante de Viviane
  • 8. Français 110, fol. 189v, Lancelot et Viviane
  • 9. Français 111, fol. 4, Viviane élevant Lancelot Auteur/Titre :lancelot du lac Nom de pays :France Origine :poitiers Siècle :15ème siècle Date :vers 1480
  • 10. Français 111, fol. 23v, Viviane retenant Lancelot
  • 11. Français 111, fol. 23v, Viviane retenant Lancelot
  • 12. Français 113, fol. 156v, Lancelot enlevé par Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :ahun Siècle :15ème siècle Date :vers 1470 Artiste :évrard.d’espinques et collab.
  • 13. Français 114, fol. 352, Viviane retrouvant Lancelot Auteur/Titre :tristan de léonois Nom de pays :France Origine :ahun Siècle :15ème siècle Date :vers 1470 Artiste :évrard.d’espinques et collab.
  • 14. Français 117, fol. 1, Viviane élevant Lancelot Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :paris Siècle :15ème siècle Date :début Artiste :maître.des.cleres.femmes (atelier)
  • 15. Français 121, fol. 1, Lancelot enlevé par Viviane Auteur/Titre :lancelot du lac Nom de pays :Belgique Origine :bruges Siècle :15ème siècle Date :3e quart
  • 16. Français 344, fol. 186, Lancelot enlevé par Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :france.nord Siècle :13ème siècle Date :3e quart
  • 17. Français 344, fol. 187v, Merlin et Viviane
  • 18. Français 344, fol. 201, Messagère de Viviane chevauchant
  • 19. Français 344, fol. 319v, Viviane retrouvant Lancelot
  • 20. Français 749, fol. 331, Merlin immobilisé par Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :Belgique Origine :flandre Siècle :13ème siècle Date :vers 1280-1290
  • 21. Français 754, fol. 10, Viviane Auteur/Titre :lancelot du lac Nom de pays :France Origine :france.sud Siècle :13ème siècle Date :2e moitié
  • 22. Français 754, fol. 27, Viviane
  • 23. Français 754, fol. 44, Viviane
  • 24. Français 754, fol. 61v, Lancelot et Viviane
  • 25. Français 770, fol. 291, Merlin et Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :france.nord Siècle :13ème siècle Date :vers 1280-1290
  • 26. Français 9123, fol. 285, Merlin et Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :paris Siècle :14ème siècle Date :vers 1315-1335 Artiste : maître.de.thomas.de.maubeuge
  • 27. Français 16999, fol. 6v, Lancelot enlevé par Viviane Auteur/Titre :lancelot du lac Nom de pays :France Origine :paris Siècle :14ème siècle Date :2e quart
  • 28. Français 16999, fol. 28, Viviane, Bohort l’Essillié et Lionel
  • 29. Français 16999, fol. 30v, Lancelot et Viviane
  • 30. Français 16999, fol. 32, Viviane envoyant Lambegue et Leonce de Palerme à Gaunes
  • 31.
  • 32.
  • 33.
  • 34. 2. Arts graphiques
  • 35.
  • 36. The Beguiling of Merlin (Merlin and Vivien) Sir Edward Coley Burne-Jones (1833- 1893) 1870-1874. Oil on canvas. Lady Lever Art Gallery, Port Sunlight, Cheshire
  • 37.
  • 38.
  • 39.
  • 40.
  • 41.
  • 42.
  • 43.
  • 44. George Wooliscroft & Louis Rhead. "The Lady of the Lake Steals Lancelot" from Tennyson, Alfred. Idylls of the King : Vivien, Elaine, Enid, Guinevere. New York: R. H. Russell, 1898.
  • 45.
  • 46.
  • 47.
  • 48.
  • 49.
  • 50.
  • 51. Merlin et vivane par Julia Margaret Cameron
  • 52.
  • 53.
  • 54.
  • 55.
  • 56.
  • 57. 3. Films et télévision
  • 58. Photo de Julia Margaret Cameron , 1874 Merlin et Viviane
  • 59.
  • 60.
  • 61. 4. Autres
  • 62.
  • 63.
  • 64.
  • 65.
  • 66.
  • 67.

Images de manuscrits de Viviane

Miniatures de la fée Viviane dans les muanuscrits conservés à la Bibliothèque nationale de France

Transcript

  • 1. Images de manuscrits de Viviane Arsenal 3479 & Français 110, 111, 113, 114, 117, 121, 344, 749, 754, 770, 9123 et 16999
  • 2. Arsenal 3479, fol. 1, Viviane élevant Lancelot Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :paris Siècle :15ème siècle Date :vers 1405 Artiste :maître.de.la.cité.des.dames (atelier)
  • 3. Français 110, fol. 159v, Merlin immobilisé par Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :france.nord Siècle :13ème-14ème siècle
  • 4. Français 110, fol. 164, Lancelot enlevé par Viviane
  • 5. Français 110, fol. 182, Lambegue et la suivante de Viviane
  • 6. Français 110, fol. 189v, Lancelot et Viviane
  • 7. Français 111, fol. 4, Viviane élevant Lancelot Auteur/Titre :lancelot du lac Nom de pays :France Origine :poitiers Siècle :15ème siècle Date :vers 1480
  • 8. Français 111, fol. 23v, Viviane retenant Lancelot
  • 9. Français 111, fol. 23v, Viviane retenant Lancelot
  • 10. Français 113, fol. 156v, Lancelot enlevé par Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :ahun Siècle :15ème siècle Date :vers 1470 Artiste :évrard.d’espinques et collab.
  • 11. Français 114, fol. 352, Viviane retrouvant Lancelot Auteur/Titre :tristan de léonois Nom de pays :France Origine :ahun Siècle :15ème siècle Date :vers 1470 Artiste :évrard.d’espinques et collab.
  • 12. Français 117, fol. 1, Viviane élevant Lancelot Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :paris Siècle :15ème siècle Date :début Artiste :maître.des.cleres.femmes (atelier)
  • 13. Français 121, fol. 1, Lancelot enlevé par Viviane Auteur/Titre :lancelot du lac Nom de pays :Belgique Origine :bruges Siècle :15ème siècle Date :3e quart
  • 14. Français 344, fol. 186, Lancelot enlevé par Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :france.nord Siècle :13ème siècle Date :3e quart
  • 15. Français 344, fol. 187v, Merlin et Viviane
  • 16. Français 344, fol. 201, Messagère de Viviane chevauchant
  • 17. Français 344, fol. 319v, Viviane retrouvant Lancelot
  • 18. Français 749, fol. 331, Merlin immobilisé par Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :Belgique Origine :flandre Siècle :13ème siècle Date :vers 1280-1290
  • 19. Français 754, fol. 10, Viviane Auteur/Titre :lancelot du lac Nom de pays :France Origine :france.sud Siècle :13ème siècle Date :2e moitié
  • 20. Français 754, fol. 27, Viviane
  • 21. Français 754, fol. 44, Viviane
  • 22. Français 754, fol. 61v, Lancelot et Viviane
  • 23. Français 770, fol. 291, Merlin et Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :france.nord Siècle :13ème siècle Date :vers 1280-1290
  • 24. Français 9123, fol. 285, Merlin et Viviane Auteur/Titre :saint graal (histoire du) Titre d’usage :joseph d’arimathie Nom de pays :France Origine :paris Siècle :14ème siècle Date :vers 1315-1335 Artiste : maître.de.thomas.de.maubeuge
  • 25. Français 16999, fol. 6v, Lancelot enlevé par Viviane Auteur/Titre :lancelot du lac Nom de pays :France Origine :paris Siècle :14ème siècle Date :2e quart
  • 26. Français 16999, fol. 28, Viviane, Bohort l’Essillié et Lionel
  • 27. Français 16999, fol. 30v, Lancelot et Viviane
  • 28. Français 16999, fol. 32, Viviane envoyant Lambegue et Leonce de Palerme à Gaunes

Tristan et Yseult – Résumé -3/3-

Illuminated letter 'L ' - from The Romance of Tristram and Iseut. Illustration by Maurice Lalau. Published 1910.

Les seigneurs exigent cependant qu’Iseult ne rentre en grâce qu’à la condition qu’elle puisse prouver qu’elle n’a jamais trompé Marc.

Marc souffre d’être séparé de son neveu aussi Yseut lui propose-t-elle de faire serment devant les autorités de l’église qu’elle n’a jamais entretenu de relations coupables avec Tristan : les barons seront bien obligés de la croire et tout le monde vivra en paix. THE BEGGAR CARRIES ISEULT - Illustration from the 1927 edition of Tristan and Iseult by Joseph BedierElle organise la cérémonie : pour se rendre au lieu dit, le « Mal Pas » elle traverse un marécage juchée sur les épaules de Tristan déguisé en Lépreux et jure que  » Jamais aucun homme ne pénétra entre [ses] cuisses, sauf le lépreux qui se fit bête de somme pour [la]faire passer le gué, et le roi Marc, son mari » Tristan peut rentrer à la cour et les amants peuvent s’aimer à nouveau.

Tristan et Iseult. - Anna Balbusso

Surpris par les seigneurs, Tristan en tue l’un puis l’autre en diverses circonstances. Et il poursuit ses visites à Iseut. Quand Tristan décide enfin de partir, il rencontre le roi Arthur en route pour Tintagel et celui-ci lui propose de se joindre à sa troupe pour passer du temps en compagnie d’Iseut. Tristan ne peut refuser; il se grime pour demeurer incognito. La fête à Tintagel est un bonheur pour tous sauf pour Marc jaloux de voir Iseut entourée de tant d’hommes et visiblement convoitée. Il organise alors un horrible traquenard : le tour du lit d’Iseut, au milieu de la chambre où tout le monde dort, est garni de fers de faux aiguisés plantés dans le sol en terre battue et cachés sous une jonchée de glaïeuls. Quand Tristan se lève pour rejoindre Iseut, il se blesse aux pieds; son écuyer réveille alors tous les dormeurs et déclenche une rixe au cours de laquelle tout le monde se blesse, escamotant ainsi l’acte de Tristan dans la confusion générale.

awBKnIphiOw

 

Après cette sanglante entrevue, Tristan s’exile en petite Bretagne. Là il rencontre une autre Iseut, dite “aux Blanches Mains”; et la demande en mariage.

A noter : Retour de Tristan en Bretagne après de nombreuses aventures au service de l’empereur de Rome, et en Espagne. Il combat et lie amitié avec Kaherdin, fils du vieux duc de Bretagne, qui lui fait épouser sa sœur, Iseut aux Blanches Mains. Mais c’est toujours l’autre qu’il célébrait dans ses chants.

Des années passent. Un jour, un pauvre pèlerin fou qui cache son visage, se présente au palais et s’y répand en paroles insensées. On l’amène devant Iseut la blonde, entre grotesque et désespoir, il raconte leur histoire d’amour. Grâce à l’anneau de jaspe vert, Iseut finit par le reconnaître; et ils vivent de nouveau leur passion.… Pourtant… elle serait d’abord disposée le faire mettre à mort, car elle a appris qu’il avait, en Bretagne, épousé une autre Iseut, Iseut aux blanches mains…
Impardonnable félonie d’amour ! Si pourtant il ne l’avait commise que pour délivrer de lui Iseut la blonde, la seule aimée, l’Unique ? Il n’a jamais été le mari de l’autre : on n’aime qu’une fois.

Tristan retourne près de son épouse en Petite Bretagne. Tristan cherche dans les combats une diversion à sa mélancolie, à ses regrets. Lors d’un combat, il est mortellement blessé. Seule la magie d’Iseut peut le guérir. The Death of Tristan - Illustration from the 1927 edition of 'Tristan and Iseult' by Joseph BedierTristan envoie un messager la chercher à Tintagel, avec avis de hisser la voile blanche pour annoncer la venue d’Iseut, la noire pour signaler son absence. Et Tristan moribond attend. Quand arrive le navire, la voile blanche apparaît. Mais lorsque Tristan l’interroge, son épouse la dit noire, par vengeance de l’amour de Tristan pour l’autre Iseut. C’est alors que Tristan se laisse mourir. Quand Iseut débarque, elle trouve Tristan mort, s’étend contre lui et rend l’âme à son tour

The Death of Tristram marianne stokes 1902

On les enterra tous les deux ensemble dans la chapelle de la cour du roi Marc. Un chèvrefeuille avait poussé au-dessus de la tombe d’Iseult et une vigne sur celle de Tristan. Et les deux plantes s’étaient entrelacées, comme pour relier leur deux tombes ……

Tristan-and-Isolde-by-Anna-and-Elena-Balbusso-04